COMMUNIQUE - La CPNE et le FPETT signent un partenariat avec l’ANLCI

La CPNE et le FPETT, son opérateur, signent un partenariat avec l’ANLCI pour renforcer la lutte contre l’illettrisme et l’illectronisme

 

La Commission paritaire nationale de l’emploi de la branche du travail temporaire (CPNETT) et le Fonds professionnel pour l’emploi dans le travail temporaire (FPETT) signent une convention de partenariat avec l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) pour une durée de trois ans. L’ambition de la CPNETT et de son opérateur paritaire, le FPETT, est de renforcer la mobilisation engagée de longue date pour lutter contre l’illettrisme et l’illectronisme[1] et, plus globalement, accroître le développement de la maîtrise des savoirs de base par les intérimaires.

 

En 2023, plus de 3 millions de salariés intérimaires accèdent à l’emploi via le travail temporaire. Moins diplômés que l’ensemble des actifs, ils sont davantage touchés par des difficultés de maîtrise des savoirs de base – lire, écrire et compter. 23% d’entre eux rencontrent ainsi de fortes ou de graves difficultés avec l’écrit quand 9% sont confrontés aux situations d’illettrisme, contre 7% pour l’ensemble des actifs. Pour favoriser la maîtrise des savoirs de base par les salariés intérimaires, la branche du travail temporaire s’implique depuis plus de 15 ans aux côtés de l’ANLCI afin d’agir sur l’acquisition des compétences-clés et de sécuriser leur parcours professionnel, notamment en investissant dans leur formation.

 

 

Pour mieux structurer cette mobilisation et lui donner davantage d’ampleur, la CPNE, le FPETT et l’ANLCI signent une convention de partenariat portant sur trois axes :

– le renforcement des synergies, par la mise en commun des expertises et des savoir-faire. Le FPETT adhèrera ainsi dès 2024 au Groupement d’intérêt public (GIP) de l’ANLCI[2] et participera financièrement à son fonctionnement.

Par cette adhésion, l’opérateur paritaire contribuera à la prise en compte des enjeux de la branche dans les travaux conduits par le GIP. Des collaborations opérationnelles et une mutualisation des ressources et des bonnes pratiques vont également être initiées.

 

– l’engagement de travaux communs d’études et d’analyse entre l’Observatoire de l’intérim et du recrutement (OIR) et l’Observatoire de l’illettrisme et de l’illectronisme de l’ANLCI afin de conduire des études spécifiques à la branche du travail temporaire. Ces enquêtes et/ou études feront émerger des données actualisées afin d’outiller la CPNETT et ses opérateurs paritaires dans le choix des orientations et le déploiement des actions à mener vers les agences d’emploi et les salariés intérimaires.

 

– la construction de solutions concrètes d’aide au repérage des situations d’illettrisme en mobilisant les outils phare de l’ANLCI, que sont Ev@gill, les Incontournables et surtout le programme La Coopérative des solutions. Grâce à la mise à disposition de consultants, cet incubateur vise, par un travail en commun, à faire émerger des prototypes de solutions collectives pour mieux identifier les personnes concernées. L’ambition du FPETT est d’utiliser ces solutions pour mener une démarche intégrée, en impliquant les salariés permanents des entreprises de travail temporaire dans ce repérage essentiel.

 

Thierry Fort, Président de la CPNE : « Le repérage et l’accompagnement des publics touchés par des difficultés de maîtrise des compétences de base ou de la langue française est un engagement historique de la Branche du travail temporaire, que nous menons avec l’appui de notre opérateur, le FPETT. Le partenariat signé ce jour nous permet d’aller plus vite et plus loin dans cette dynamique. »

 

Patrick Levy, Vice-président de la CPNE et membre du conseil d’administration de Prism’emploi : « Ce partenariat nous donne l’opportunité d’amplifier nos actions en faveur de la lutte contre l’illettrisme et de la formation aux savoirs de base. Il nous permettra de mieux détecter les situations d’illettrisme et améliorera la coopération entre les professionnels du recrutement et de l’intérim et les équipes régionales de l’ANLCI dans les territoires. »

 

Christian Janin, Président de l’ANLCI : « Notre double mission est la prévention et la lutte contre l’illettrisme et l’accès de tous et de toutes aux compétences de base. Ce partenariat nous donne les moyens d’initier une action ciblée pour amplifier le repérage et l’accompagnement adapté des salariés intérimaires concernés partout en France. »

 

Laurence Ségura, Présidente du FPETT : « Ce partenariat nous donne le cadre et les moyens pour agir conformément à la mission que nous ont confiée en 1996 les partenaires sociaux de la branche du travail temporaire pour contribuer au maintien de l’employabilité et à l’organisation des parcours et des évolutions professionnelles des salariés intérimaires. »

 

 

 

[1] L’illectronisme désigne le manque d’autonomie avec les usages de base des outils numériques usuels.

[2] Le GIP ANLCI réunit les décideurs et acteurs de la prévention et de la lutte contre l’illettrisme (ministères, opérateurs de compétences, collectivités locales, acteurs de la prévention, du monde de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles et des entreprises). Il promeut toute action concourant à la résorption de l’illettrisme et de l’illectronisme, fédère les acteurs et optimise les moyens affectés par les partenaires aux actions conduites.

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