Dispositifs de droits commun

Les intérimaires sont éligibles aux dispositifs de droit commun, sous statut salarié, s’ils sont en contrat de travail mais également aux dispositifs réservés aux demandeurs d’emploi, s’ils sont en inter mission et disposent d’une faible densité d’emploi.

Les dispositifs sous statut demandeur d’emploi

Ces dispositifs, à l’initiative de l’entreprise, s’adressent aux demandeurs d’emplois indemnisés ou non et doivent préalablement être validés par Pole Emploi.

L’AFPR, la POEI et la POEC

 

 

L’action de Formation Préalable au Recrutement (AFPR) et la Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle (POEI) sont des dispositifs financés par Pôle emploi à destination des employeurs, proposant une formation préalable à l’embauche.

Elles ont pour but de permettre aux demandeurs d’emploi d’acquérir les compétences professionnelles requises pour exercer un métier en lien avec une offre d’emploi déposée par l’entreprise auprès des services de Pôle emploi.

 

En savoir plus sur l’AFPR

 

Soutien du FPETT pour la formation des demandeurs d’emploi  via la POEI

 

Disposition valable en 2024 suite à la décision du CA FPETT et de la CPNE extraordinaire du 7 décembre 2023

 

Afin de soutenir la formation des demandeurs d’emploi et leur permettre d’accéder à un emploi via le travail temporaire, le FPETT mobilise une enveloppe financière permettant de cofinancer les parcours de formation suivis dans le cadre de POEI.

Le cofinancement du FPETT interviendra dans la limite d’un coût pédagogique de 18€/h.
Le cofinancement du FPETT sera plafonné au montant d’intervention de Pôle emploi.

 

En savoir plus sur la POEI

 

La Préparation Opérationnelle à l’Emploi Collective (POEC) est une action de formation collective à destination de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi visant l’acquisition de compétences en lien avec l’exercice d’un métier et faisant suite à des besoins en recrutement identifiés par l’entreprise de travail temporaire.

 

Consultez la liste des métiers éligibles à la POEC dans la branche du travail temporaire.

 

Financée par Pole emploi et l’opérateur de compétences (AKTO dans le cadre du Plan d’investissement dans les Compétences (PIC), elle se déroule sur une durée comprise entre 41 heures à 400 heures.

 

Le parcours peut comporter une période d’immersion en entreprise permettant aux demandeurs d’emploi de mettre en pratique les acquis.

 

A l’issue de la POEC (dans les 15 jours suite à la formation) , l’agence d’emploi s’engage à proposer :

 

  • un ou plusieurs contrats de missions pour un total de 6 mois minimum sans interruption ;
  • un contrat à durée indéterminée (CDI) ;
  • un contrat à durée déterminée (CDD) d’au moins 12 mois ;
  • un contrat de professionnalisation en CDI ;
  • un contrat de professionnalisation en CDD d’au moins 12 mois ;
  • un contrat d’apprentissage

 

 

En savoir plus sur la POEC

Les dispositifs sous statut salarié intérimaire

Le contrat d’apprentissage, le contrat de professionnalisation et la PRO-A intérimaire

 

 

Ces dispositifs de formation en alternance permettent l’acquisition d’une qualification professionnelle grâce à la dispense d’un formation théorique délivrée par un organisme de formation ou CFA et d’une mise en pratique des acquis dans le cadre de missions d’intérim

Ces dispositifs tiennent compte de la spécificité du statut intérimaire, notamment la relation triangulaire entre l’agence d’emploi, l’entreprise utilisatrice et le salarié intérimaire.

Le contrat d’apprentissage intérimaire et le contrat de professionnalisation intérimaire répondent aux mêmes objectifs :

 

  • Obtenir qualification, un diplôme
  • Acquérir une expérience professionnelle
  • Favoriser l’intégration dans l’emploi

 

 

Comparatif contrat de professionnalisation – Contrat d’apprentissage

 

La PRO-A s’adresse aux salariés en CDI Intérimaires dont le niveau de qualification est inférieur à celui de la licence (BAC + 3).

A l’initiative de l’employeur ou du salarié, elle a pour objectif de permettre une évolution sociale, professionnelle, ou une reconversion professionnelle.

 

La PRO A s’étend sur une durée de 6 à 12 mois * (excepté pour les publics prioritaires : jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus, qui n’ont pas validé un second cycle de l’enseignement secondaire (baccalauréat) et qui ne sont pas titulaires d’un diplôme de l’enseignement technologique ou professionnel  (CAP, BEP…),les personnes inscrites depuis plus d’un an sur la liste des demandeurs d’emploi ; les bénéficiaires de minima sociaux (RSA, ASS, AAH) ou anciens titulaires d’un contrat unique d’insertion (CUI). )

La formation d’une durée minimale de 150h est dispensée par un organisme de formation certifié Qualiopi.​

Fondée sur le principe de l’alternance, elle associe des enseignements généraux, professionnels et technologiques et l’acquisition d’un savoir-faire au sein de l’entreprise du bénéficiaire, par l’exercice d’une ou plusieurs activités professionnelles en relation avec la certification préparée.  ​

 

Le dispositif doit permettre l’obtention d’une certification figurant sur une liste établie par les représentants de la branche professionnelle.

Consultez la liste des certifications éligibles à la PRO-A établie par la Branche du travail temporaire

 

Un tuteur est désigné par l’employeur afin d’accompagner le bénéficiaire de la Pro-A.​

Il a pour mission d’accueillir, d’aider, d’informer et de guider le salarié en Pro-A.  ​

 

Les heures de formation sont remboursées sur la base d’un forfait horaire remboursé par AKTO

 

La PRO A permet à l’entreprise de :

  • Prévenir les conséquences dues aux mutations technologiques et économiques ;​
  • Permettre l’accès à la qualification quand l’activité est conditionnée par l’obtention d’une certification accessible uniquement en emploi ;
  • Fidéliser ses salaries intérimaires
  • Intégrer une démarche GPEC
  • Former à son savoir-faire et conserver la compétence grâce au tutorat
  • Optimiser la gestion des budgets formation​

 

 

Ces dispositifs sont financés par AKTO, l’agence d’emploi peut se rapprocher de son conseiller ou consulter les règles de prises en charge

Bon à savoir La Branche du travail temporaire à créé 2  autres dispositifs, le CIPI et le CDPI ayant pour objectif de professionnaliser les salariés intérimaires et faciliter leur accès ou retour à l’emploi en alternant formation et emploi.

Consultez notre rubrique dédiée

Le Plan de Développement des Compétences des entreprises de moins de 50 salariés

 

 

Pour les entreprises de moins de 50 salariés  le financement de tout ou partie des frais liés aux formations organisées dans le cadre du plan de développement des compétences, sont pris en charge par l’opérateur de compétences AKTO aux conditions fixées par la Branche.

Le financement est assuré par AKTO dans le cadre de la mutualisation des ressources financières issue de la contribution légale à la formation versée par les entreprises.

L’agence d’emploi peut contacter son conseiller AKTO ou consulter les règles de prises en charge

Bon à savoir Ces actions de formations peuvent également être financées sur la contribution investissement formation 0,6% des entreprises, la contribution conventionnelle FPETT 0,77% ou le solde 10% CDII

Consultez notre rubrique dédiée aux contributions et ressources

Les dispositifs de formation à l’initiative du salarié intérimaire

Le Bilan de Compétences

 

Le bilan de compétences permet d’analyser ses compétences professionnelles et personnelles, ses aptitudes et ses motivations en appui d’un projet d’évolution professionnelle et, le cas échéant, de formation.

 

En savoir plus sur le Bilan de Compétences

La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE)

 

La VAE permet de valoriser et capitaliser sur son ou ses expériences pour l’obtention d’un diplôme. La VAE est mobilisable par toute personne justifiant à minima d’un an d’expérience en rapport direct avec la certification visée. Cette certification qui peut être un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle doit être inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles.

 

En savoir plus sur la VAE

Le Compte Personnel de Formation (CPF)

 

Le Compte Personnel de Formation permet d’acquérir des droits à la formation, mobilisables tout au long de sa vie professionnelle et quel que soit le statut (demandeur d’emploi, salarié …). Alimenté, chaque année en euros, il permet notamment de financer des parcours de formation qualifiants et de contribuer au maintien et au développement de l’employabilité du bénéficiaire

 

En savoir plus sur le CPF

Le Projet de Transition Professionnelle

 

Le projet de transition professionnelle est une modalité particulière de mobilisation du compte personnel de formation permettant aux salariés souhaitant changer de métier ou de profession de financer des formations certifiantes en lien avec leur projet. Dans ce cadre, le salarié peut bénéficier d’un droit à congé et d’un maintien de sa rémunération pendant la durée de l’action de formation.

Ce dispositif est éligible aux salariés intérimaires titulaires d’un contrat de travail conclu avec une entreprise de travail temporaire, justifiant d’une ancienneté de 1 600 heures travaillées dont 600 heures dans l’entreprise de travail temporaire.

 

En savoir plus sur le projet de Transition Professionnelle

Bon à savoir Toute personne souhaitant faire le point sur sa situation professionnelle peut bénéficier d’un Conseil en évolution professionnelle (CEP), dispositif d’accompagnement gratuit et personnalisé. Il permet, s’il y a lieu, d’établir un projet d’évolution professionnelle

En savoir plus sur le CEP

Les agences d’emploi peuvent accompagner les parcours professionnels initiés par leurs salariés intérimaires en co-finançant ou en finançant les actions de formations.

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Fonds professionnel pour l’emploi
dans le travail temporaire