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Faire tomber les freins d'accès à l'emploi des jeunes en Lorraine

En 2012, le FPE TT s'est mobilisé aux côtés de neuf agences d'emploi, du Conseil régional et des Missions locales du Val de Lorraine et de Laxou pour faire tomber les freins d'accès à l'emploi des jeunes.L'objectif : préparer les jeunes en difficulté à s'intégrer dans les entreprises en les sensibilisant aux codes et aux exigences du marché.

En 2010, six agences d’emploi signent une convention de partenariat avec les Missions locales du Val de Lorraine et
de Laxou. Malgré l’engagement de toutes les parties, les résultats du partenariat ne sont pas à la hauteur des attentes : sur 142 prescriptions, seuls 56
jeunes ont accédé à des missions d’intérim entre 2010 et 2011.
Après enquête, plusieurs freins sont identifiés :
- L’assiduité (présence quotidienne, ponctualité…),
- La présentation (tenue vestimentaire, hygiène,expression orale),
- L’intégration dans le monde du travail (accepter les remarques,les ordres, la hiérarchie…),
- L’organisation de l’environnement social et familial avant la prise de poste,
- L’adaptabilité (changer de méthodes, de lieu, d’horaires de travail…),
- L’application des règles d’hygiène et de sécurité.
Les parties prenantes décident donc de proposer aux jeunes un « sas de préparation », en amont des entretiens de recrutement et de l’intégration en entreprise :
le parcours de préparation à l’insertion. L’objectif est de sensibiliser et responsabiliser les stagiaires au marché du travail et ses exigences, en leur
apportant les codes et outils nécessaires à une intégration professionnelle efficiente.
Entre septembre et décembre 2012, Adecco, Crit intérim,Randstad et Sup Intérim ontparrainé 30 jeunes, qui ont pu bénéficier d’une formation de 490 heures en alternance comprenant trois stages d’immersion professionnelle en entreprise. Le tout financé par le FPE TT et le Conseil régional de Lorraine.

Témoignages

Laurence Orlandini, chargée de projets emploi-formation à la Mission locale du Val de Lorraine et de Laxou : 

Laurence Orlandini« Depuis 2007, nous travaillons sur le territoire avec les agences d’emploi pour orienter des jeunes peu ou pas qualifiés et peu ou pas expérimentés.Après plusieurs années decollaboration, nous avons posé le diagnostic suivant : lorsque des problèmes se posaient, il ne s’agissait pas tant de problèmes de compétences professionnelles que de comportements relevant du « savoir-être » (assiduité, présentation physique et orale,…). Nous avons donc estimé intéressant d’envisager une formation en amont pour travailler sur le comportement et la culture d’entreprise.
Deux co-financeurs, le Conseil Régional de Lorraine et le FPE TT, ont été associés.
J’ai ensuite coordonné l’action des organismes de formation et des agences qui parrainaient les jeunes pour des stages dans des entreprises clientes.
30 jeunes de la mission locale, âgés de 18 à 25 ans, ont été impliqués dans l’action d’une durée de trois mois, avec troispériodes de stages. En région Grand Est, cette expérience est une première pour un public jeune.Le plus difficile a été de trouver des parrains pour les 30 bénéficiaires d’un coup,mais tous les stagiaires ont bénéficié d’un gros travail sur le comportement et d’une connaissance de l’intérim, qui reste pour moi un bon tremplin pour leur mise en emploi. »

 

Christine Leroy, responsable d'agence Sup Intérim

Christine Leroy

Pour Christine Leroy, jouer la carte de l’intégration donne une dimension sociale à son métier.
Une revanche pour cette native de Pont-à-Mousson, qui s’est entendue dire qu’il n’y avait pas de travail lorsqu’elle a fait le tour des agences d’intérim après avoir décroché son bac G (ex-bac STG). Inscrite chez Sup’intérim, elle s’est finalement vu proposer un poste d’attachée commerciale avant d’y gravir les échelons depuis 12 ans.
Son leitmotiv ? Dire aux jeunes qu’il y a du travail et les inciter à « choper la corde au passage », sans hésiter à leur donner un coup de pouce quand elle sent qu’il est nécessaire. « Il m’est arrivé de chercher unjeune chez lui pour l’emmener prendre son train », illustre-t-elle. Depuis 2008, elle fait régulièrement le point avec la mission locale sur les jeunes qu’elle arrive à faire travailler. C’est tout naturellement qu’elle a souhaité en parrainer huit dans le cadre de l’opération de parcours de préparation à l’insertion. A part un jeune homme, qui l’a « lâchée » la veille du début du stage, et une jeune fille, qui a préféré la formation qualifiante proposée par son ancien employeur, l’opération a été réussie pour quatre des six jeunes suivis. Deux d’entre eux sont en CDD (en soudure et en logistique). Deux autres ont enchaîné avec une formation de six mois proposée par la Chambre de commerce et d’industrie de Nancy. Le plus difficile a été de trouver des entreprises pouvant accueillir des stagiaires dans une période économique très compliquée.

« S’il fallait recommencer, je serais de l’aventure, parce que c’est une belle expérience avec de belles rencontres, mais j’accueillerais moins de jeunes pour mieux faire », conclut Christine Leroy.

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07/11/2013

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